Chevalier

Chevalier (ou A Knight’s Tale en Anglais) est le titre d’un film sur les tournois de chevalerie au Moyen-Age. J’ai donc pensé à intituler ainsi un jeu issu des règles d’un jeu paru dans  le Hors Série N°5 de Vae Victis et intitulé “Gloire et Gentes Dames” et qui permet de simuler des tournois de chevalerie.

La partie Joute est très simple et donc très facilement jouable avec des enfants. Basé sur un système “Caillou – Papier – Ciseau” avec un peu de hasard, de bluf et de stratégie en plus, il permet de simuler simplement et rapidement des joutes en 3 manches.

Voici les règles concernant la Joute:

1 – LE CHEVALIER

Le chevalier de tournoi est motivé par divers enjeux. Certains viennent chercher une fille de seigneur à épouser, d’autres viennent prouver leur vaillance, certains cherchent à vaincre pour toucher de confortables deniers, d’autres enfin peuvent venir pour venger un affront et faire couler le sang. Le chevalier du tournoi est décrit par différentes caractéristiques:

Le nom: Il est obligatoire même si ça peut être un surnom (comme le chevalier noir….). Après tout, c’est son honneur et donc son nom qui sont en jeu dans un tournoi.

  • Chaque chevalier possède 10 points de vie qu’il perd en prenant des coups.
  • Les chevaliers ont également 12 points à répartir dans les compétences suivantes comme le veulent les joueurs, chaque compétence allant de 1 à 5 (il faut donc attribuer au moins un point dans chaque caractéristique). Les compétences sont les suivante:

 

    • Habileté : elle détermine la dextérité du chevalier à manier ses armes. Une habileté élevée permet de toucher facilement.
    • Force : elle représente la force physique du chevalier. Une force élevée permet d’assommer rapidement ou de désarçonner facilement son adversaire.
    • Endurance : cette caractéristique représente autant l’endurance physique que la qualité de l’armure du chevalier. Une endurance élevée limite les coups que le chevalier ne manquera pas de prendre.
    • Equitation/marche : cette caractéristique représente la vitesse du chevalier quand il est à pied et ses talents de cavalier lorsqu’il est à cheval. Une équitation élevée permet d’aller plus vite et de chuter moins facilement de cheval.

2 – LA JOUTE

La joute voit s’affronter deux chevaliers qui se chargent et tentent de se désarçonner à l’aide d’un rocher: une lance de cavalerie dont la pointe est fendue en quatre et écartelée, ce qui fait ressembler à une fleur de métal.

Les deux équipes s’affrontent ainsi jusqu’à ce que tous les chevaliers de l’équipe adverse aient été éliminés. Le mieux serait d’avoir plusieurs joueurs possédant un ou deux chevaliers….

Dans ce jeu, les chevaliers chargent trois fois. Le gagnant est celui:

  • qui n’a pas perdu tous ses points de vie;
  • qui n’a pas été frappé au cimier;
  • qui a chuté le moins souvent.

Aucune autre configuration n’apporte la victoire (faire perdre plus de point de vie à l’adversaire n’apporte pas la victoire si l’une des conditions ci-dessus n’est pas remplie).

  • Placement : Chaque joueur peut se constituer une équipe de plusieurs chevaliers. Ils placent ensuite le chevalier de leurs choix de chaque côté de la lice. Chaque chevalier choisit également de quel frappe il va user lors de l’affrontement (voir type de frappe).
  • Galop : les deux chevaliers s’élancent l’un sur l’autre sous les cris de la foule. Jetez 1D6 et ajoutez l’équitation:
    • si un 1 est obtenu au départ, le chevalier peine à maîtriser sa monture et ne s’élance pas tout de suite.
    • si un 1 est obtenu en cours de charge, le chevalier avance tout de même mais frappera en dernier, à cause de sa difficulté à maîtriser le canasson. Si les deux chevaliers ont obtenu un 1, ils frapperont en même temps quelle que soit la distance parcourue.
    • si le total du dé et de l’équitation est égal ou supérieur à 8, la vitesse provoque un avantage au chevalier qui ajoute +1 à sa force pour cette passe. Ce bonus peut survenir plusieurs fois dans la même passe.
  • Frappe : Lorsque les deux chevaliers sont à la même hauteur, les rochers se brisent et le public retient son souffle.

Le chevalier qui a été le plus rapide (c’est-à-dire celui qui a parcouru le plus de distance) frappe en premier.
Si les deux chevaliers ont été aussi rapides, la frappe est simultanée. Le chevalier qui frappe lance 1D6 et ajoute son habileté et l’éventuel bonus / malus de la frappe qu’il choisi. Son adversaire fait pareil. Si l’attaquant a le plus haut résultat, son rocher a touché. Il faut maintenant déterminer la force du coup. Le chevalier lance à nouveau 1D6 et ajoute sa force ainsi que les bonus/malus de sa frappe. Il soustrait l’endurance de sa victime, le résultat étant le nombre de point de vie que celle-ci perd. Si la victime perd tous ses points de vie en une seule fois, il est tué sur le coup et est retiré de l’équipe.
Si la victime a survécu mais a perdu des points de vie, elle doit tenter de rester sur sa selle. Elle lance 1D6 et ajoute son équitation. Si le résultat est égal à 8 ou plus, elle se maintient en selle, sinon elle chute. La chute empêche de riposter et entraîne la perte de 1 point de vie supplémentaire. Enfin, si la victime a survécu et n’est pas tombée, elle peut riposter selon la même séquence.

3 – TYPE DE FRAPPE

  1. Frappe classique: Le chevalier part de façon classique, en essayant de briller dans toutes les phases de la joutes. Le chevalier n’a ni bonus, ni malus.
  2. Frappe précise: Le chevalier se concentre et vise un point précis de l’ennemi. Il ajoute +2 à son habileté mais soustrait 1 à sa force et son endurance.
  3. Charge protégée: Le chevalier se concentre surtout sur son bouclier et sa défense au détriment de l’attaque. L’ennemi doit relancer son jet pour toucher mais le chevalier soustrait 2 à sa force.
  4. Frappe transversale: Le chevalier bascule sa lance de l’autre côté de la lice pour tenter de désarçonner son ennemi. Le chevalier soustrait 2 à son habileté mais si l’ennemi risque de tomber, il doit relancer son jet de chute s’il le réussit.
  5. Charge lance baissée: Le chevalier utilise la plus puissante frappe de tournoi: il part lance baissée et la relève au dernier moment accentuant ainsi la force du coup. Ce coup est particulièrement difficile mais suffit à faire la réputation d’un chevalier. Pour utiliser la charge lance baissée, le chevalier doit avoir au moins 3 en habileté et en force. Il subit un malus de -3 en habileté mais le dé pour blesser est doublé!
  6. Frappe à la tête: Le chevalier a une rancune personnelle contre son adversaire ou peut-être veut-il tout simplement faire couler le sang. En tout cas, il vise à un endroit qui risque de tuer son adversaire si le coup porte. Le chevalier subit un malus de -4 pour toucher, mais s’il touche, l’armure de l’ennemi est ignorée. De plus, si le coup fait perdre plus de 5 points de vie, l’ennemi est tué net.
  7. Frappe au cimier: Le chevalier décide de s’en prendre à l’honneur de l’ennemi et tente de fracasser son cimier. C’est un coup particulièrement difficile car le chevalier doit éviter la tête. Il subit un malus de -4 pour toucher, mais si le coup porte, l’ennemi perd automatiquement, son honneur étant parti avec son cimier. Si le chevalier obtient 1, résolvez la frappe comme une attaque à la tête.

Un jeu pour les enfants

Avec ma fille nous avons instauré une règle simple: chaque chevalier jouteur à 4 en Equitation, 4 en habilité, 4 en Force et 4 en Endurance. Il a également 10 points de vie. Ainsi les calculs sont simples.

Ensuite nous utilisons la feuille suivante pour chaque chevalier où chacun note les points de vie qu’il perd, ainsi que le choix de frappe pour chaque manche.

 Voilà un jeu simple, finalement intéressant qui sert aussi de support à l’initiation au jeu de figurines. Il peut se pratiquer avec des Playmobiles, avec des les grandes figurines type Schleich. Dans notre cas, j’utilise une boîte Italeri Mediaval Tournament et j’initie ainsi ma fille à la peinture et aux décors. Les couches de base, les ombrages, puis petit à petit de plus en plus de détails. Et jouer avec les figurines qu’elle peint c’est quand même autre chose…

Voici le “Chevalier Bleu”, le chevalier de ma fille et avec lequel elle joute. Elle en a peint une bonne partie!

Voici les nobles, ma fille en a aussi peint une partie aussi et mais c’est le support à des explications plus historiques…

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