Tu aimes les films de gladiateurs ?

Après quelques parties en tête à tête, nous avons décidé de faire une partie à quatre car nous étions tous amateurs de corps huilés, de muscles et d’empoignades viriles. Nous avons donc ressorti Ludus Gladiatorius, un jeu expédié sous pli discret tant il peut susciter des réactions jalouses (5 figurines pré-peintes, une règle de jeu simple, des dés spéciaux et un plateau de jeu qu’il vaut mieux coller, avec 2 boites de base donc 10 personnages différents) de chez Em4miniatures. Les règles sont très simples (même s’il y a des ambiguïtés sur les capacités spéciales de certains gladiateurs) et la partie rapide, avec pas mal de rebondissements pour peu qu’on accepte de remettre son sort (un peu) au hasard. Les pions sont trop petits et il faut bricoler des fiches de personnage, mais les quatre joueurs étaient tous très chauds et la température montait donc on était très motivés pour une grosse empoignade dans l’arène Delanui (nom du village gallo-romain de ce soir).

Mais place à l’histoire : Jocelinus, nouveau venu dans le monde de la gladiature, croyait naïvement qu’on jouait à 2 équipes (chacun ayant 2 gladiateurs différents), jusqu’à ce qu’Ivanus l’attaque vite fait bien fait dans le dos pendant qu’il peaufinait sa stratégie. Il faut dire qu’Ivanus avait un criminel endurci (condamné par Hadopi pour avoir téléchargé une chanson de Beyonce, ce qui lui a valu 15 ans de mines de sel), complètement survolté à coup d’attaques sauvages. Mais Ivanus divisa ses deux gladiateurs, laissant son criminel attaquer partout comme un petit fou tout seul. Il était déjà complètement épuisé quand le MC des arènes fit sortir un lion au milieu des gladiateurs. Heureusement que le lion avait le QI de Rintintin, préférant se jeter sur les murs que de bouffer un participant. Pendant ce temps, Olivius Primus avançait prudemment son couple fort bien assorti, dézinguant le second gladiateur d’Ivanus avec de grands coups de lances et autres objets contondants. Un groupe compact s’activait dans son coin, tentant d’échapper au filet (pas mignon) de Jocelinus. Olivius Secundus en fit les frais et ses deux gladiateurs lâchèrent prise petit à petit, tombant le nez dans la sable chaud et humide de l’arène Delanui.

 

Le lion finit quand même par comprendre comment 1) trouver un gladiateur 2) le bouffer sans assaisonnement pour le plus grand plaisir sadique de ses collègues d’arène et du public en folie. Trop la tehon pour le gladiateur d’Ivanus !
Assez vite, l’arène s’éclaircit, certains gladiateurs mourant même dans la honte complète du déshonneur de l’empereur. Le couple désormais inséparable des deux bons copains d’Olivius Primus ne se séparait pas et faisait le vide autour d’eux (pendant le lion continuait de chercher des gladiateurs où ils n’étaient pas). Il ne restait donc que le retiarus de Jocelinus. Mais vous avez deviné qu’il ne fit pas le poids et il mourut, non sans une certaine gloire mais emmêlé dans son filet tel un gigot de Pâques. Les deux co-équipiers d’Olivius Primus remportèrent donc cette sympathique et cordiale tuerie : l’empereur leur donna en cadeau une encyclopédie Larousse des animaux sauvages en 15 volumes en guise de récompense.

 

Morale : une très bonne partie, rapide et pleine de rebondissements. La gestion des compétences spéciales est plutôt bien pensée. Même si ce n’est pas de la simulation 4 étoiles, on a bien rigolé et c’est quand même le principal, non ?

 

 

 

 

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2 Commentaires

  1. Ono6
    Publié le 10 avril 2017 à 21:32 | Permalien

    Merci pour l’enclysopédie, endosilép, ; l’enclypéso… merci pour la cale pour ma table à agapes. De toute façon, je serai pas été plus mieux intelligent si j’aurai lu tous ces livres…

  2. zapata86
    Publié le 11 avril 2017 à 10:05 | Permalien

    Je tiens à signaler que mes 2 gladiateurs ont fait un travail remarquable, apprécié de la confrérie des Bouchers de Rome, pour preuve un des deux a été gracié par l’empereur lui-même.
    Alors que d’autres dans cette soirée se sont faits bouffer sans gloire, ont ont connus des morts minables.
    Les traditions se perdent…