A la recherche du Graf Spee (épisode 2)

Vendredi dernier a eu lieu en quelque sorte la revanche de “A la recherche du Graf Spee”. Voici un petit résumé de la soirée par notre Amiral Patrick (ce soir là à l’arbitrage).

Recherche du Graf Spee ( partie du 20 fvrier au Baobab )

Olivier (Graf Spee) contre Georges (flotte alliée)

(Chaque tour dure 8 heures et chaque secteur fait 300 km sur 300 km)

1er tour Le Graf Spee et le cargo Altmark se séparent en P26 3300 km à l’ouest du Cap le cargo monte vers le nord en O 25 tandis que le Graf Spee met cap à l’est en P27 pour se rapprocher de la route des cargos.

2e tour Le cargo est en N25 cap au nord et le Graf Spee continue plein sud en Q27.

3e tour Le Graf Spee en R28 et le cargo en M25.

4e tour Graf Spee en S29 (cap au sud est) et Altmark en L25.

5e tour Graf Spee en S30 cap à l’est et cargo en K25 cap au nord est.

6e tour L’Altmark continue sa route en J25 au NE en se rapprochant de l’Afrique à l’écart des routes des cargos tandis que le Graf Spee commence patrouiller pour rechercher des cargos .

7e tour Le cargo arrive en I25 et le Graf Spee se rapproche du Cap vers l’est, tandis que la plupart des navires anglais et le porte avion Herms surveillent les côtes américaines et les navires français l’Atlantique entre Dakar et le Brsil. Cependant les croiseurs Shropshire et Sussex patrouillent dans le secteur du Cap et la Task Force constituée du cuirassé Renown et du porte avion Ark Royal s’en rapproche elle aussi pour refaire le plein de carburant.

8e tour Le cargo Altmark est en H25 à l’abri de toute recherche. Le Graf Spee maintient son cap à l’est en S 32.

9e tour Le corsaire est maintenant en S33 à 2000 km au sud ouest du Cap et l’Altmark croise en G25 à moins de 900 km du Congo.

10e tour Le cuirassé de poche est en patrouille , intercepte un cargo et le coule. Celui-ci ne peut envoyer de signal radio, et le livre de code est même saisi, mais l’hydravion du Graf Spee est définitivement en panne et par malchance un avion de l’Ark Royal localise peu après le corsaire tout à fait par hasard lors d’une patrouille de routine. L’Altmark continue sa route en F24 .

11e tour Le Graf Spee file à toute vapeur en T 32 au cap SW cette fois ci et échappe aux recherches aériennes .Le cargo est en E23 en restant sur une route parallèle à 1000 km des côtes africaines.

12e tour Le Graf Spee revient en S32 vers le nord toujours non localisés et le cargo est en D22 .Les navires alliés sont presque à cours de carburant et se ravitaillent dans les ports sud américains et les deux croiseurs au Cap . La Task Force de l’Ark Royal va être obligée d’en faire autant et il ne lui reste que juste assez de réserve pour patrouiller encore un peu ou rester immobile.

13e tour Le Graf Spee est à nouveau détecté en S33 par les avions de l’Ark Royal. L’Altmark continue vers le nord en C21.

14e tour Le corsaire se rapproche en S34 où il est toujours localisé par l’aviation. Le cargo est en B20 à 300 km au sud du Nigéria.

15e tour Le Graf Spee est intercepté à nouveau en R34 par le croiseur lourd Sussex , qui choisit de l’affronter pour le retarder. Le corsaire reste à distance et son artillerie principale qui tire de plus loin coule le navire anglais en plusieurs salves bien ajustées , sans subir de dégâts de son côté. Le cargo Altmark est lui maintenant en B19 à 200 km de la côte africaine,cap l’ouest.

16e tour L’aviation et le croiseur Shropshire localisent le Graf Spee en P32. Tous les navires anglais qui ont refait le plein à Rio et Montevideo traversent maintenant l’Atlantique en direction du Cap le plus vite possible. Les navires français surveillent toujours l’espace entre Dakar et le Brésil et se sont rapprochés de Dakar. Le cargo Altmark est en B18, à 100 km de l’Afrique.

17e tour Le Shropshire évite soigneusement le combat mais poursuit le Graf Spee et ne le perd pas . Celui-ci arrive en O31 et le croiseur signale sa position la Task Force de l’Ark Royal qui envoie toutes ses escadrilles de Swordfish, tandis que le Cuirassé Renown se dirige grande vitesse vers le secteur. L’aviation attaque en premier. La DCA du Graf Spee est très efficace et réussit empêcher les deux premières escadrilles de passer avec la plupart des avions torpilleurs détruits. Les deux escadrilles suivantes attaquent de l’autre côté mais aucune de leurs torpilles ne touchent la cible . La moitié des swordfish de l’Ark Royal ont été perdus pour rien. Si le Corsaire réussit éviter les navires adverses , il y aura maintenant peu de chance de le retrouver. Malheureusement pour lui , le Cuirassé Renown apparaît à l’horizon et rattrape le Graf Spee un peu moins rapide, qui ne peut éviter le combat, bien qu’il ne fasse pas le poids. Tentant le tout pour le tout , son capitaine le rapproche au plus près de façon à pouvoir utiliser son artillerie secondaire et ses torpilles . Celle-là occasionne des dégâts au Renown , mais celui ci résiste à l’artillerie principale et évite de justesse les torpilles . Par contre sa puissance de feu pulvérise rapidement le Graf Spee qui coule corps et bien. Le cargo Altmark arrive non loin de Free Town , et va devoir traverser le rideau des navires français ( Dupleix, Foch et Strasbourg ) qui patrouillent dans ces secteurs …

Conclusion

Au final victoire alliée plutôt juste 10 PV (Graf Spee coulé) contre 14 PV ct adverse (Sussex coulé 6 PV, 1 cargo 1 PV, le code 1 PV , 2 escadrilles de swordfish 4 PV , une coque du Renown 2 PV). Il fallait au moins 15 PV pour que l’axe l’emporte ce qui pouvait être obtenu en sortant le cargo par le nord.

Quelques lments concernant le Graf Spee (Source Wikipedia)

Après la Première Guerre mondiale, le traité de Versailles limita le tonnage des navires de bataille de la marine allemande à 10 000 tonnes et leurs canons à un calibre de 280 mm. Avant de recevoir le nom de baptême “Admiral Graf Spee”, le navire fut référencé sous le nom de Panzerschiff C et Ersatz Braunschweig, puisqu’il devait remplacer le vieux cuirassé Braunschweig dans l’inventaire de la flotte. Sa construction coûta 82 millions de Reichsmark.

Technologiquement, l’Admiral Graf Spee était en avance sur son temps, notamment en ce qui concerne sa vitesse. La construction de sa coque soudée à l’arc, et non rivetée comme il était courant de le faire, permit un énorme gain de masse et ses puissants moteurs diesel lui permettaient de combiner vitesse et protection. Tout ceci lui assurait une manœuvrabilité exceptionnelle, il pouvait ainsi effectuer des changements de cap bien plus rapidement que la plupart des autres cuirassés.

Du côté de l’armement, il n’était pas en reste avec ses six canons de 280 mm disposés en deux tourelles triples à l’avant et à l’arrière du navire. Ceux-ci pouvaient tirer leurs projectiles jusqu’à une distance de 27 km et une cadence de 2 obus par minute. De plus, ils étaient dotés d’une grande précision grâce aux équipements optiques et électroniques très performants pour l’époque. En plus de son armement principal, le cuirassé possédait aussi huit canons de 150 mm, 6 canons de 105 mm anti-aériens en 3 tourelles doubles, 4 affûts doubles automatiques de 37 mm et 10 simples de 20 mm.

De plus l’Admiral Graf Spee était doté de ses propres moyens de reconnaissance et d’observation, grâce aux deux hydravions embarqués bord. Ceux-ci étaient de type Arado Ar 196, catapultés partir du navire ; une fois leur mission terminée, ils étaient remontés bord grâce à une grue. Malheureusement, ces appareils, censés augmenter son efficacité et sa protection en repérant les navires, n’étaient pas au point et, de fait, étaient souvent en réparation dans les hangars du navire.

Mais la principale innovation sur ce navire était la présence d’un radar ; il était d’ailleurs l’un des premiers navires à en être équipé. A cette époque, cet instrument était présenté comme un immense atout permettant de repérer les navires sans être soi-même repéré. Cependant, le radar équipant l’Admiral Graf Spee était un modèle primitif à peine sorti des laboratoires et ne permettait de repérer les navires qu’à une distance de 15 km soit moins que la portée de l’artillerie principale. De plus, la zone d’opération affectée au bâtiment étant l’Atlantique sud et celui-ci bénéficiant généralement d’une bonne visibilité, l’équipement n’était pas d’une grande utilité, à part la nuit.

Arado Ar196

L’Arado 196 fut un hydravion de reconnaissance allemand, utilisé par la Kriegsmarine durant la Seconde Guerre Mondiale. Cet appareil a été construit à 541 exemplaires et a servi sur tous les grands théâtres d’opérations navales.

Il existe un autre exemplaire de l’Arado Ar196, tout aussi connu….

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