Jugula: morituri te salutant

La semaine dernière (vendredi 26 septembre 2014), nous avons décidé de tester la règle Jugula. Olivier (G), Titou et Manu se lance donc dans la lecture de la règle, figurines et tapis de jeu disposés sur la table, avec des pots de peinture et des dés en guise de jetons pour la « vox populi » et pour les entraves (voir description de la règle plus bas). Et oui tout était prévu sauf que j’oublie la boîte contenant les petits pions…

 

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Admirez la peinture des figurines… Quelle sous-couche

Après une heure de lecture, de discussions et d’essais par ci par là nous sommes enfin prêts à tester. Nous prenons un groupe de 4 gladiateurs un peu au hasard et c’est parti. 45 minutes plus tard la partie est terminée, Titou a gagné mais la partie a été serrée. Nous faisons alors le constat qu’en fait ce jeu est plus un jeu de cartes qu’un jeu de figurines, même si les figurines (encore non peintes) et le tapis de jeu sont quand même splendides. Nous nous faisons aussi la réflexion que le jeu demande vraiment de connaître les cartes et toutes les possibilités que celles-ci procurent. Le jeu nous a paru un peu statique mais nous imaginons qu’en connaissant les cartes, il est beaucoup plus facile d’essayer de se constituer une main à la fois d’attaque et de défense qui doivent permettre des parties dynamiques et vraiment stratégiques. Voici quelques explications sur la règle qui devraient vous permettre de mieux comprendre ces quelques lignes et vous donner envie de jouer. Enfin nous n’avons évidement pas testé le mode campagne qui permet de se mettre à la tête d’une école de gladiateurs et la faire évoluer et terminer au Colysée : tout un programme…

jug2La découverte du jeu se fait facilement : la règle est bien écrite, il existe de nombreuses explications et illustrations qui permettent une prise en main plutôt facile. D’ailleurs dès les premières pages on se rend compte de 2 choses : Jugula se joue avec des cartes, et le jeu ne contient pas de dés (ceux de la photo c’est parce que j’avais oublié les jetons, on le saura…). Dire pour autant que le jeu ne fait pas appel au hasard serait faut. On tire sa main de carte au hasard et le résultat de certains combats peut être déterminé “aléatoirement”. Mais la stratégie employée notamment grâce à la bonne connaissance des cartes et le fait que chaque deck ne contient que 24 cartes, fait qu’il peut être facile d’éliminer le hasard, dans tous les cas de le diminuer.

Quelques explications

Chaque camp utilise 4 gladiateurs, et le jeu peut se jouer de 2 à 4 joueurs. On constitue son équipe (ludus) de 4 gladiateurs, la composition est libre mais on ne peut avoir 2 fois un gladiateur d’un même type dans un même camp. Ensuite le but du jeu est assez simple : il faut posséder 4 points pour gagner. Sachant qu’un gladiateur adverse blessé donne un point, un gladiateur hors de combat (blessé deux fois) donne deux points, alors il faut donc blesser les 4 adversaires, ou bien en sortir 2, ou bien toute autre combinaison gagnante du même type.jug3

Chaque figurine a ses propres caractéristiques et il existe 12 types de gladiateurs différents. Chaque gladiateur a des caractéristiques de mouvement, d’attaques et de défenses (suivant qu’il est lui-même de type léger ou lourd et qu’il est face à un léger ou un lourd) ainsi que des traits propres à son type (entrave, stoïque, etc.) lui conférant des avantages lors des combats. A noter qu’un gladiateur blessé voit ses caractéristiques diminuer.

Chaque joueur dispose d’un paquet de 12 cartes (cartes jugula), qui peut s’enrichir de 12 cartes « bonus » (cartes prima jugula). Les cartes fonctionnent de la même façon. Chaque peut être utilisée de 7 façons différentes. Il convient lorsqu’on joue la carte de préciser quel effet on utilise:

– la sandale, permet de déplacer le nombre de gladiateurs précisé sur la carte de leur capacité de mouvement.

– le buste, permet d’augmenter la vox populi (soutien du public)… La vox populi permet d’avoir plus de carte dans sa main mais aussi d’augmenter sa valeur de combat.

– le casque, permet d’infliger à sone adversaire le nombre d’attaques précisé sur la carte.
– les cartes, permet de piocher un nombre de cartes égal au chiffre indiqué. C’est la seule manière de tirer des cartes.

– l’étoile, qui permet d’obtenir des cartes prima jugula et de les ajouter à sa main et qui resteront dans le deck jusqu’à la fin de la partie.
– l’événement (le texte), qui permet de déclencher des effets précisés sur la carte, souvent utiles pour parfaire la stratégie.

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Le dé est le la 7ème utilisation possible de la carte, cet effet étant utilisé pour la résolution des combats. Son utilisation est donc différente des cas précédents, car on va utiliser l’effet de cette carte dans un processus de combat.

A chaque tour, chaque joueur (sauf événement spécial…) ne peut jouer qu’une seule carte. Ce qui oblige à faire des choix. Une fois la carte posée, on applique l’effet choisi, et on le résout.

 

 

 

 

Déroulement du jeu

Chaque joueur à son tour joue donc, sauf exception, une carte unique : de fait, et sauf exception, on ne peut pas se déplacer et attaquer dans le même tour (il existe des effets de cartes pouvant le faire). Il va donc falloir gérer les déplacements des gladiateurs sans pour autant négliger la sa main de cartes…

I existe des règles strictes de déplacement des gladiateurs, et la position de la figurine dicte ses mouvements (zone de danger, de front, arrière, côté ne consomment pas les mêmes points de mouvement). Ainsi comme dans un certain nombre de jeu bien connus, l’arrière et le coté sont plus vulnérables lors des attaques, et la position des figurines lors des combats donne des avantages ou désavantages importants permettant de transformer ou pas les attaques en blessures : pour son adversaire ou pour le combattant lui même… Le déplacement est donc primordial, d’autant plus que comme dans d’autres jeux, le fait de coincer des adversaires (en empêchant le recul) peut avoir des conséquences très importantes sur les résultats des combats.

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Le mécanisme des combats est relativement simple et défini par 4 caractéristiques : son attaque et sa défense contre des gladiateurs légers, son attaque et sa défense contre des gladiateurs lourds. On en déduit un bonus d’attaque et un bonus de défense. Ensuite la position relative de l’attaquant par rapport au défenseur (front, flanc, arrière, dos) donne également des bonus supplémentaires. Enfin, la vox populi donne également un bonus à l’attaquant. Comme on ne peut attaquer que les adversaires se trouvant dans les cases de front… il vaut mieux soigner ses déplacements…

Les bonus étant déterminés, il reste à l’attaquant et au défenseur à jouer une carte et utiliser la capacité du dé (de 0 à 6) et à ajouter ces résultats aux bonus déjà déterminés. . Cette carte peut provenir de sa main ou bien être la première carte de la pile de ses propres cartes à tirer (chaque joueur choisi) : sachant que certaines cartes du jeu permettent d’organiser sa pile de cartes à piocher. Une fois les deux cartes posées, on les révèle, et on ajoute au dé situé au bas de la carte les bonus (dé d’attaque + bonus d’attaque, dé de défense + bonus de défense)… On compare les résultats et en fonction des situations : on obtient une victoire du défenseur (qui gagne alors de la vox populi), une égalité, ou bien une victoire de l’attaquant. Cette victoire, peut amener à repousser l’adversaire, à le repousser et à le blesser, ou bien à le mettre à terre. Un adversaire qui ne peut être repoussé est automatiquement blessé…

En complément, le jeu propose un mode campagne qui permet d créer sa propre équipe de gladiateurs (ludus) et de al faire évoluer pour finir pourquoi pas au Colysée sous les acclamations du public et la reconnaissance de l’empereur. De cette façon le jeu doit prendre une autre dimension.

Présentation du jeu prévue le vendredi 10 octobre 2014 à partir de 20h30 au Baobab.

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