La Moskova

Moskova1

En août dernier lors du Patrcik’s day s’est déroulé une reconstitution de la fameuse bataille de la Moskova. En préambule du résumé de cette confrontation sur table, voici quelques éléments supplémentaires sur cette bataille et son contexte.

bagration

Bagration

La bataille de la Moskova (ou bataille de Borodino) fut la plus importante et la plus sanglante confrontation de la campagne de Russie menée par Napoléon Ier. La bataille s’est déroulée le 7 septembre 1812 (26 août dans le calendrier julien), impliquant plus de 250 000 hommes pour des pertes estimées à 100 000 hommes. Le nom fait référence à la rivière qui coule non loin du champ de bataille, environ 125 km devant Moscou. La Grande Armée commandée par Napoléon Ier, repoussa l’armée impériale russe sous les ordres de Mikhaïl Koutouzov, près du village de Borodino, à l’ouest de la ville de Mojaïsk. Les Français s’emparèrent des principales fortifications russes, dont la redoute Raïevski et les « flèches » défendues par Piotr Bagration qui fut tué lors de l’assaut, mais ils ne réussirent pas à détruire l’armée russe. Environ 30 000 soldats français sur 130 000 furent tués ou blessés au cours de la bataille. Les pertes russes furent de 45 000 sur 112 000 combattants.

La bataille prit fin avec la retraite de l’armée russe, qui se retira en bon ordre. La bataille de la Moskova marque la dernière action offensive française sur le sol russe. En se retirant, les Russes sont encore en état de combattre. Ils ouvrent aussi la route de Moscou que la Grande Armée atteindra une semaine plus tard, le 14 septembre. Elle y restera jusqu’au 19 octobre, jour où commence le retour, bientôt désastreux, de la Grande Armée.

La Grande Armée avait commencé l’invasion de la Russie en juin 1812. Les forces russes, initialement massées le long de la frontière polonaise, reculèrent devant les Français en appliquant la politique de la terre brûlée selon la tactique de Michel Barclay de Tolly, le commandant en chef de l’armée russe. Ce dernier a bien tenté d’établir une ligne défensive solide face à la Grande Armée, mais ses efforts furent à chaque fois ruinés par la rapidité de l’avance française.
Napoléon marcha sur Moscou à partir de Vitebsk. La Grande Armée est cependant mal préparée pour une campagne terrestre prolongée. En effet sa base logistique la plus proche est Kovno, située à 925 kilomètres de Moscou, et le dépôt de ravitaillement de Smolensk est situé à 430 km de la capitale russe. Les lignes d’approvisionnement françaises sont donc particulièrement vulnérables aux attaques des partisans russes. Néanmoins, l’envie d’une bataille décisive pousse Napoléon à passer à l’action.
Pendant ce temps, les conflits entre les subordonnés de Barclay empêchent les Russes d’établir une stratégie commune. La politique de terre brûlée de Barclay est perçue comme une réticence à combattre. Alexandre Ier, lassé de cette stratégie, nomme un nouveau commandant en chef russe le 29 août : le prince Mikhaïl Koutouzov. Ce dernier n’est pas considéré par ses contemporains comme l’égal de Napoléon, mais il est cependant préféré à Barclay car il est ethniquement russe (contrairement à Barclay qui a des origines écossaises), et est très populaire dans l’entourage du tsar.
Koutouzov attendit cependant que les Français (avec de nombreux Polonais et Bavarois) soient à 125 km de Moscou pour accepter la bataille. Le 30 août, il ordonne une nouvelle retraite à Gjatsk. Le rapport de force reste à l’avantage des Français, mais il est désormais de 5:4 contre 3:1 auparavant. Koutouzov établit alors sa ligne défensive dans une zone facile à défendre, près du village de Borodino. À partir du 3 septembre, Koutouzov renforça la position avec des travaux de terrassements, notamment la redoute Raevski dans le centre droit russe, et les « flèches » de Bagration sur la gauche.

source wikipédia

 

Résumé de Patrick

La bataille de la Moskowa ( 24 août 2013 )

Lousi Nicolas Davout

Lousi Nicolas Davout

Elle s’est déroulée sur un espace de 4,80m de long sur 1,60 m de profondeur , au cours d’une durée totale de 16h de jeu pour 12 tours en tout , entre deux adversaires seulement : Philippe côté russe et moi même côté français. Nous avons utilisée notre règle habituelle DBL (de Brienne à Leipzig ). La règle permet de simuler une bataille réduite en une heure ( Mir 1812) une bataille moyenne en 3h ( Auerstaedt 1806 ) et une plus importante comme la Moskowa en 8h, s’il y a deux ou plus de participants de chaque côté . Les règles de commandement permettent de rester proche des limites réelles de chaque commandant en chef qui ne peut pas intervenir partout comme s’il était au dessus du champ de bataille . Les généraux subordonnés peuvent à un moment donné avoir une action très réduite et elle ne pourra pas être rectifiée par leur supérieur s’il est trop loin d’eux.
Il y avait 11 corps d’armée côté russe et 8 corps côté français , les corps historiques de cavalerie français étant regroupés par deux (un léger, un lourd) sous les commandements de Nansouty et Montbrun. ( voir les listes jointes ) . Le camp russe disposait donc en tout de 113 éléments ( 12 généraux , 11 artilleries, 34 cavaleries , 56 infanteries ) . Le camp français comptait 97 éléments ( 9 généraux ,11 artilleries , 38 cavaleries , 39 infanteries ). Une unité de cavalerie ou d’infanterie représente une brigade, une artillerie une grande batterie de corps de 40 à 50 canons.
La cavalerie est représentée par 2 cavaliers légers ou 3 cavaliers lourds , l’infanterie par 2 socles de 4 fantassins ( 2 fantassins si en tirailleurs ), l’artillerie par la pièce et 3 à 5 artilleurs en fonction du calibre ( à cheval, à pied , lourd ). Les généraux comportent au moins une figurine à pied et une à cheval sur le socle. Il y avait donc en tout environ 600 figurines du côté russe et 500 côté français.
Le placement historique a été repris ainsi que les terrains correspondants , la profondeur limitée obligeant une adaptation de la disposition comme la garde russe et la réserve d’artillerie russe déjà présentes alors qu’elles étaient plus loin en arrière dans la configuration réelle. Il y aurait eu la possibilité de les faire intervenir en renfort , mais ceci étant assez aléatoire. Les deux possibilités de marche de flanc restaient celles de Platov sur la gauche française et celle de Davout sur l’aile gauche russe , mais chacune fut négligée , à cause de l’obstacle des bois autour d’Outitsa pour Davout  et la possibilité pour les cosaques d’arriver aussi vite par la voie directe sur la gauche de Eugène.

Etienne Marie Antoine Champion de Nansouty

Etienne Marie Antoine Champion de Nansouty

Les Polonais de Poniatowski occupaient donc l’aile droite française sur l’ancienne route de Moscou , avec à leur gauche le corps de Davout , puis celui de Ney avec les Wurtembergeois.
Derrière ces deux corps était disposé la réserve de cavalerie de Nansouty, sous le contrôle de Murat et la ligne de communication française. Derrière le corps de Ney était disposé la garde impériale à pied et à cheval avec Napoléon au niveau de la redoutede Schwardino capturée la veille .
La deuxième réserve de cavalerie de Montbrun , disposée devant celle ci et à gauche de Ney surveillait le centre , avec à sa gauche le petit corps westphalien de Junot. Les Italiens du prince Eugène ainsi que les chevaux légers bavarois étaient chargés de l’aile gauche française.

Michel Barclay de Tolly

Alexandre Ivanovitch Ostermann-Tolstoï

Alexandre Ivanovitch Ostermann-Tolstoï

Du côté russe , les cosaques de Platov placés sur l’aile droite , puis le corps de Baggowout , celui de Osterman Tolstoï derrière le village de Borodino , et celui de Dokhtourov dépendaient tous de Barclay de Tolly qui disposait aussi d’une réserve de cavalerie pour cette première armée de l’ouest.
Bagration et la deuxième armée de l’ouest avaient en charge la défense de la grande redoute au centre qui était au niveau du corps de Raïewski et celui de Borozdine défendant les flèches , flanqué à gauche par le corps de cavalerie de Sievers. La milice de Miloradovitch était en position au niveau des bois devant Outitsa , qui était occupé par le corps de Toutchkov ( détaché par Barclay de Tolly ) défendant ainsi l’ancienne route de Moscou face aux Polonais. Koutouzov disposait de la garde russe et de la réserve d’artillerie en position derrière le corps de Dokhtourov sur la nouvelle route de Moscou passant par le village de Borodino.

Moskova

BORODINO 7 septembre 1812 ( RUSSIE )

Général en chef Koutouzov ( moyen ) ( 15 ) Ag 0 11 corps 160 E D =80 624 points
5e corps (réserve ) Garde Russe 27 E ,D = 14 91 points
2 artilleries lourdes (8 ) + 4 gardes (6 ) + 2 grenadiers (6 ) + 1 génie (6)
+ 1 chevalier garde ( 6) + 2 cuirassiers garde (6)

Ière ARMEE DE L’OUEST Barclay de Tolly ( moyen ) ( 15 ) 72 E 301 points
Réserve de cavalerie 18 E D = 6 73 points
1 artillerie à cv (6) +1 dragon garde ( 6) + 1 uhlan garde (5 ) +1 cosaque garde (4)
+ 5 dragons (5) + 2 hussards (4 ) + 1 uhlan (4 )
2e Corps : Baggovout (mauvais ) ( 10 ) 12 E  D = 4 47 points
1 artillerie à pied ( 7 ) + 4 infanteries ( 4 ) + 2 jägers (5) + 1 hussard ( 4 )
3e Corps : Toutchkov (mauvais ) ( 10 ) 11 E  D = 4 44 points
1 artillerie à pied ( 7 ) + 2 infanteries ( 4 ) + 2 jägers (5)
+ 1 cosaque( 3 ) + 1 grenadier ( 6 )
4 e Corps : Osterman Tolstoï (moyen ) ( 15 ) 12 E  D = 4 52 points
1 artillerie à pied ( 7 ) + 4 infanteries ( 4 ) + 2 jägers (5) + 1 hussard ( 4 )
6e Corps : Dokhtourov (moyen ) ( 15 ) 11 E  D = 4 48 points
1 artillerie à pied ( 7 ) + 4 infanteries ( 4 ) + 2 jägers (5)
Cosaques : Platov ( moyen ) ( 15 ) 8 E  D = 3 37 points
1 artillerie cosaque ( 4 ) + 6 cosaques ( 3 )

IIe ARMEE DE L’OUEST Bagration ( moyen ) ( 15) 61 E 232 points

7e Corps : Raiewski (moyen ) ( 15 ) 13 E  D = 5 56 points
1 artillerie à pied ( 7 ) + 6 infanteries ( 4 ) + 2 jägers (5)
8e corps : Borozdine (mauvais ) ( 10 ) 26 E D = 9 85 points
1 artillerie lourde (8 ) + 3 cuirassiers (6 ) + 6 grenadiers (6 )
+ 2 infanteries ( 4 ) + 1 jäger (5)
Cavalerie : Sievers ( mauvais ) (10) 11 E D = 4 46 points
1 artillerie à cv (6) + 4 cosaques (3 ) + 2 dragons (5)
+1 hussard (4 ) + 1 uhlan (4 )
Milices : Miloradovitch ( mauvais ) (10) 8 E  D = 3 30 points
10 milices ( 2 )

Notes : L’échelle utilisée est celle de la brigade pour chaque unité.
Koutouzov peut utiliser ses PC pour commander la garde ou pour remplacer un seul subordonné (Barclay ou Bagration ) et prendre alors le contrôle d’un de leurs adjoints . Barclay de Tolly peut utiliser ses points pour la réserve de cavalerie ou pour remplacer un de ses subordonnés. Bagration peut utiliser ses points pour remplacer un de ses subordonnés. L’armée complète peut seule être démoralisée ( on additionne les corps démoralisés et il faut un total >= 80 E )
2 redoutes sont placées avec l’armée de Bagration ( la grande redoute et les trois flèches )
La prise d’une redoute russe est l’équivalent de 8 pertes , au total 16 pertes si elles sont toutes prises. Une artillerie peut être disposée dans chaque redoute si nécessaire. Les bagages français et les bagages russes sont constitués de 3 éléments , la prise d’un élément étant l’équivalent de 6 pertes , et donc un total de 18 pour les trois. Ces pertes de position ou de bagages comptent dans le seuil de rupture de chaque armée. Les généraux russes étaient en général peu performants et passifs. Les cosaques de Platov peuvent tenter une marche de flanc sur la gauche adverse.
Du fait du patriotisme russe , l’infanterie en ordre serré ne recule jamais sur un résultat recul suite au tir , mais reste sur place. Le Russe , il faut le tuer deux fois ! (selon Coignet )

LA MOSKOWA 7 septembre 1812 ( FRANCE )

Général en chef : Napoléon ( bon ) (20 ) Ag 3 8 corps 148 E , D= 74 573 points

Garde (VG,MG,JG ) 27 E , D = 14 94 points
1 artillerie lourde (8 ) + 1 artillerie à cheval (6) + 5 grenadiers (6 ) + 1 génie (6)
+ 2 infanteries (4) +1 dragon garde ( 6) + 1 cvléger garde (5 ) + 1 hussard garde( 5 )

1er corps : Davout ( bon ) ( 20 ) 18 E , D = 6 79 points
1 artillerie à pied (6) +1 artillerie lourde (7 ) + 6 infanteries (4)+ 1 infanterie Sp(4)
2 légers (5) + 1 chasseur à cv ( 4 )+ 1 lancier polonais (4)

3e corps (Wurtemberg) : Ney ( bon ) ( 20 ) 14 E , D = 5 63 points
1 artillerie à pied (6)+ 1 chasseur à cv ( 4 ) + 1 chasseur à cv Wu( 4 ) + 1 léger (5)
+1 infanterie Pt (3) + 2 infanteries (4) + 2 infanteries Wu (4) + 1 léger Wu (5)

4e corps ( Italiens ) Eugène ( moyen ) (15) 22 E, D = 8 81 points
1 artillerie à cheval bav (5) +1 artillerie à pied It (6) + 1 dragon garde It (6 )
+ 3 infanteries (4) + 1 léger (5) + 1 infanterie Cr (4) + 2 gardes It (6 )
+ 1 hussard (4 ) + 2 chevaux légers bav(4) + 1 chasseur à cv It (4)

5e corps (Polonais ) Poniatowski ( moyen ) ( 15 ) 11 E, D = 4 45 points
1 artillerie à pied (6) + 4 infanteries (4) + 1 lancier ( 4 ) + 1 chasseur à cv ( 4 )

8e corps (Westphaliens) Junot ( mauvais ) ( 10 ) 11 E, D = 4 39 points
1 artillerie à pied (6) + 2 infanteries (4) +1 hussard (4 ) + 1 jäger (5) + 1 garde (6 )

Réserve de cavalerie Murat ( bon ) (20) ( 45 E , 172 points )

1er et 3e corps de cavalerie Nansouty ( moyen ) (15) 20 E, D = 7 76 points
1 artillerie à cheval (5) + 3 cuirassiers ( 6) + 1 hussard prussien (4)+ 2 dragons (5)
+ 2 chasseurs à cv ( 4 ) + 1 hussard (4 ) + 2 chevaux légers (4) + 1 lancier polonais (4)

2e et 4e corps de cavalerie Montbrun ( moyen ) (15) 22 E, D = 8 76 points
1 artillerie à cheval saxonne (5) + 2 cuirassiers ( 6)+ 1 cuirassier saxon (6 )
1 garde du corps saxon (6) + 1 cuirassier Westph (6 )+1 hussard (4 )+ 1 chass à cv ( 4 )
+ 1 carabinier (6) + 1 chasseur à cv Wu( 4 ) + 2 lanciers polonais

 

Michel Ney

Michel Ney

Notes : L’échelle utilisée est celle de la brigade pour chaque unité. Le corps de Davout peut tenter une marche de flanc sur la gauche adverse.( option tactique qui avait été envisagée mais annulée à cause du détour important et du retard possible). Napoléon peut utiliser ses PC pour commander la garde ou remplacer un subordonné ou Murat. Murat commande la réserve de cavalerie et peut remplacer un subordonné et peut même soutenir une unité.
L’infanterie portugaise du 3e corps est obsolète. L’infanterie espagnole est le régiment Joseph Napoléon et est considéré l’équivalent d’un régiment français . La vieille et moyenne garde sont de l’élite, la jeune garde est assimilée à du régulier. Historiquement , l’artillerie de la garde est seule intervenue afin de ne pas risquer ce corps d’élite à 1000 lieues de France . Chaque perte de l’infanterie ou de la cavalerie de la garde compte double dans le total de l’armée française, pour déterminer son seuil de rupture ( exemple un lancier ou un grenadier perdu compte pour 4 pertes et une infanterie perdue ( jeune garde ) compte pour deux pertes . En outre si la garde est entièrement démoralisée, l’armée française perd la bataille immédiatement et commence la retraite aussitôt.
La prise d’une redoute russe est l’équivalent de 8 pertes , au total 16 pertes si elles sont toutes prises. Une artillerie peut être disposée dans chaque redoute si nécessaire. Les bagages français et les bagages russes sont constitués de 3 éléments , la prise d’un élément étant l’équivalent de 6 pertes , et donc un total de 18 pour les trois. Ces pertes de position ou de bagages comptent dans le seuil de rupture de chaque armée. ( démoralisation si les pertes sont >= 74 E côté français ) .Le général Junot devenait de plus en plus défaillant et passif à cette période.

Jean-Andoche Junot

Jean-Andoche Junot

L’initiative initiale est française et dès le premier tour, les Polonais avançent sur l’ancienne route de Moscou vers Outitsa, tandis que le corps de Davout progresse encore plus vite , suivi par la réserve de cavalerie de Nansouty. Le corps de Ney protège la gauche de Davout et avance moins vite , évitant de s’approcher trop près de l’artillerie lourde russe disposée en face de lui. La cavalerie de Montbrun reste en réserve , toujours en surveillance du centre, et Junot et Eugène restent aussi l’arme au pied , ayant plutôt le rôle de défendre l’aile gauche française. L’aile droite russe se met alors en mouvement et les cosaques de Platov avancent très vite vers Eugène , tandis que les corps de Baggowout et d’Osterman progressent par contre très lentement . Barclay de Tolly a divisé sa réserve de cavalerie en trois détachements, de manière à appuyer chaque corps mais , cela entraînera de gros problèmes de commandement par la suite pour développer son attaque sur l’aile gauche française. Bagration dispose les corps de Raiewski et Borozdine en défense de l’aile gauche russe, la milice avance dans les bois d’Outitsa de façon à libérer le passage pour la cavalerie de Sievers. Toutchkov avance sur l’ancienne route de Moscou pour bloquer les Polonais , qui vont être gênés par les bois où la milice s’est disposée.

Nikolaï Mikhaïlovitch Borozdine

Nikolaï Mikhaïlovitch Borozdine

L’attaque française se développe très vite au deuxième tour et Poniatowski se rapproche de Toutchkov qui utilise son artillerie pour freiner le mouvement , mais celle-ci est momentanément réduite au silence par les tirs de contre batterie polonais , l’artillerie polonaise et l’infanterie en profitent pour se rapprocher. Davout laisse un passage à sa droite pour les cuirassiers de Nansouty qui avancent face à la cavalerie légère de Sievers . Borozdine tire avec son artillerie sur l’infanterie de Davout qui recule. Il commence à opérer un mouvement avec ses cuirassiers pour aider Sievers, maintenant menacé par Nansouty. A l’autre extrémité du champ de bataille, l’artillerie cosaque de Platov commence à tirer sur les Italiens . La progression de l’infanterie russe est très lente, l’artillerie à pied retardant les mouvements et Barclay reste peu réactif lui aussi , mais avance ses dragons et surtout sa cavalerie de réserve (uhlans et dragon garde ) face à la jonction entre Eugène et Junot

Au tour trois , les corps de Davout et la réserve de Nansouty s’apprêtent à charger. Maintenant les cuirassiers de Borozdine ont rejoint de Sievers et flanquent solidement la gauche de l’infanterie de Borozdine . A l’autre extrémité, les infanteries de Baggowout et Osterman progressent tandis que Platov reste à distance du corps d’Eugène. Au centre , le corps de Osterman vient de dépasser le village de Borodino et s’avance vers les lignes françaises occupées par la cavalerie de Montbrun , sous la protection de la cavalerie de la garde russe envoyée par Koutouzov.

Matveï Ivanovitch Platov

Matveï Ivanovitch Platov

Au tour quatre , les cuirassiers de Nansouty avec leur général et Murat à leur tête a mis en déroute les cuirassiers de Borozdine et vient de réaliser la percée à gauche . Les cuirassiers aidés par les lanciers polonais vont tenter l’exploitation vers le flanc droit de Toutchkov et du reste de la milice et sur le flanc gauche de Borozdine. Davout a accompagné le mouvement avec son infanterie mais il se heurte au mur de grenadiers de Borozdine et se retrouve en position délicate, après avoir eu des pertes au cours de l’assaut. L’action de son corps a permis cependant la réussite de l’attaque de la cavalerie de Nansouty. A la droite russe l’artillerie cosaque bombarde les Italiens formés en carré , mais reste inefficace.

Au tour cinq, le détachement de droite de la réserve de cavalerie de Barclay ( uhlans et dragons de la garde ) s’emparent de l’artillerie à cheval d’Eugène qui venait d’être réduite au silence par l’artillerie de Baggowout. La cavalerie de Nansouty met en déroute le corps de Sievers et un trou béant vient d’être créé entre Borozdine et Outitsa . Les Polonais sont prêts à l’assaut des troupes de Toutchkov sur l’aile droite française .

Au tour six , les grenadiers russes de Borozdine contre attaquent et l’infanterie de Davout est mise en déroute avec la perte du maréchal et de son artillerie lourde. Le corps de Davout est démoralisé et reflue. Le corps de Ney va devoir glisser à droite pour réparer la défaillance . Il envoie chevaux légers bavarois et wurtembergeois combler la brèche. Les cuirassiers de Borozdine ont rallié et contre attaquent les cuirassiers de Nansouty qui succombent encerclés. Les grenadiers de Borozdine poursuivent les survivants de l’infanterie de Davout . La cavalerie polonaise réussit à s’emparer des canons de Toutchkov , créant une percée à ce niveau, mais l’infanterie est toujours bloquée par les grenadiers. L’infanterie légère de Davout qui devait s’emparer du bois d’Outitsa et en chasser la milice est maintenant démoralisée et c’est l’infanterie polonaise qui va devoir faire le travail. De l’autre côté la cavalerie italienne aidée par les hussards westphaliens de Junot contre chargent la cavalerie de Barclay et Eugène réussit à combler la brèche menaçante, tout en empêchant les cosaques de Platov de le déborder sur sa gauche.

Murat

Murat

Au tour sept , les dragons prennent la relève des cuirassiers du corps de cavalerie de Nansouty et conduits par Murat et leur général , bloquent l’action des cuirassiers russes de Borozdine et commencent à charger le flanc des grenadiers , détruisant aussitôt deux unités. Les autres régiments se mettent en carré pour parer à la menace et l’infanterie de Davout peut enfin souffler. La cavalerie légère et les cuirassiers survivants vont se rabattre maintenant sur les arrières de la milice et les troupes de Toutchkov. Les Polonais finissent par détruire une unité de milice qui flanquait les grenadiers à droite et percent la défense de Toutchkov . Les cuirassiers chargent maintenant derrière Outitsa et vont balayer la milice et les Jägers de Toutchkov .Au centre , Ney qui a réussi à compenser la brèche du corps voisin laisse maintenant le passage à la garde impériale qui monte en ligne pour percer à droite de Borozdine à travers le corps de Raïewski. Sur l’autre aile L’infanterie d’Osterman est maintenant menacée par la cavalerie italienne et se met en carré .Eugène a envoyé en avant la garde italienne à pied qui repousse les cosaques de la garde en tirant et fait face à l’infanterie de Baggowout qui arrive enfin à portée de charge.

Dmitri Sergueïevitch Dokhtourov

Dmitri Sergueïevitch Dokhtourov

Au tour huit , la cavalerie italienne réussit à s’emparer des batteries de Baggowout , mais les cuirassiers de Barclay contre chargent et mettent en déroute la cavalerie de la garde italienne qui avait été victorieuse jusque là. Les cosaques de la garde chargent sans succès la garde à pied italienne qui n’a même pas formé de carré . Junot fait donner la garde à pied westphalienne et sa cavalerie pour contrer le succès de la cavalerie adverse .Au centre la vieille garde est ralentie par les tirs de l’artillerie lourde russe et Koutouzov a commencé à envoyer la garde russe à pied pour parer à la menace de la vieille garde . Les troupes de Dokhtourov  sont en défense face à la ligne de cavalerie de Montbrun, qui reste hors de portée de l’artillerie russe . Toutchkov tente de combler la brèche à droite de ses grenadiers mais sa réserve est trop loin et la cavalerie polonaise se retourne sur le flanc des grenadiers qui n’ont pu se mettre en carré, tandis que la menace de la cavalerie de Nansouty se précise sur sa droite. Mais les jägers réussissent à détruire la dernière unité de cuirassiers de Nansouty lors de leur charge , sauvant momentanément le flanc droit de Toutchkov. Ses grenadiers succombent cependant et les Polonais s’engouffrent vers Outitsa avec Poniatowski à leur tête. Le corps de Toutchkov est maintenant démoralisé .La milice de Miloradowitch qui occupe le bois subsiste encore comme un ilot au milieu de déferlement à droite et à gauche. Borozdine a rallié ses cuirassiers et prépare une charge sur le corps de Nansouty maintenant non loin du seuil de rupture avec tous ses cuirassiers perdus. Un retournement de situation reste possible de ce côté et Murat et Nansouty vont devoir s’impliquer à nouveau.

Louis Pierre de Montbrun

Louis Pierre de Montbrun

Au tour neuf , Montbrun déclenche enfin la charge de sa cavalerie lourde sur les cuirassiers de Koutouzov , qui sont mis en déroute malgré l’échec des carabiniers , grâce à l’action des cuirassiers et gardes du corps saxons , tandis que la vieille garde monte au même moment à l’assaut de la grande redoute en affrontant le corps de Raïewski qui recule sous le choc .A l’aile gauche russe , Nansouty fait avancer au même moment ses dragons face aux cuirassiers de Borozdine , maintenant que Poniatowski emporte tout dans le secteur d’Outitsa et que Ney est soulagé par l’attaque française en force au centre . Borozdine déclenche la charge de ses cuirassiers sur les dragons mais elle ne réussit que partiellement . Il charge aussi les carrés de Davout en mauvais état qui résistent encore contre toute attente. Les cuirassiers russes sont maintenant trop avancés et isolés. Sur l’aile gauche française, Eugène résiste solidement malgré les pertes , une tentative des cosaques pour s’infiltrer est contrée par les troupes légères italiennes en tirailleurs dans les bois. Les cavaleries italienne et westphalienne ont réussi à repousser celle de Barclay et prennent de flanc le corps d’Osterman qui perd des unités et se replie . Baggowout est maintenant regroupé pour attaquer l’infanterie italienne mais la garde italienne continue d’être un obstacle de taille qui met en fuite définitivement les cosaques de la garde. Les grenadiers italiens victorieux chargent aussitôt Baggowout de flanc et lui emportent une unité de mousquetaires et son artillerie, démoralisant le corps russe. Junot n’est pas en reste et les grenadiers westphaliens chargent l’artillerie de Osterman mais sans succès cependant.

Nikolaï Nikolaïevitch Raïevski

Nikolaï Nikolaïevitch Raïevski

Au tour dix , cuirassiers saxons et hussards de la garde chargent les cuirassiers de Koutouzov qui avaient résisté mais ceux-ci l’emportent à nouveau et mettent en fuite les hussards.
Ils vont aussitôt charger à revers l’artillerie à cheval de la garde et s’en emparer. Les gardes du corps saxons attaquent le flanc de Dokhtourov mais sans succès tandis que les cuirassiers de Montbrun qui ont chargé à nouveau de face subissent des pertes face à son artillerie, mais réussissent à percer. Koutouzov fait donner l’artillerie lourde de réserve face à la cavalerie de Montbrun. Tandis que la milice ne tient plus que dans les bois , Poniatowski est maintenant totalement en contrôle d’Outitsa . Borozdine voit ses deux unités de cuirassiers détruites l’une par les dragons et l’autre prise de flanc par les chevaux légers wurtembergeois de Ney . Même si ses grenadiers restant continuent le combat , il ne dispose plus maintenant de réserve de cavalerie et Bagration est lui-même menacé à son poste de commandement. Au centre, la vieille garde a percé la gauche de Raïewski , isolant maintenant le corps de Borozdine sur sa droite . Koutouzov envoie rapidement une partie de la garde à pied russe pour rétablir la situation à ce niveau et elle réussit à bloquer l’avance des grenadiers français. De l’autre côté le reste de la garde à pied part soutenir Dokhtourov qui en a bien besoin. L’aile droite russe de son côté a perdu ses capacités offensives et commence à refluer sous la protection des cosaques de Platov . Osterman seul continue de tenir vaillamment ses positions grâce à son artillerie qui repousse les assauts des grenadiers de Junot plusieurs fois de suite.

Jozef Antoni Poniatowski

Jozef Antoni Poniatowski

Aux tours onze et douze , Poniatowski va finir par détruire la milice de Miloradowitch qui ne s’était pas disposée dans les bois et s’est déployée en ligne pour retarder l’échéance tandis que la cavalerie légère de Nansouty la prend sur l’autre côté .Elle est taillée en pièce . L’artillerie de Borozdine et celle de Raïewski tirent activement depuis les hauteurs pour empêcher la poussée française généralisée. Murat conduit alors une charge avec les hussards prussiens sur les flancs des grenadiers de Borozdine encore opérationnels, qui partent en déroute et entraînent la démoralisation du corps russe en entier. Les flèches sont en vue des dragons et le flanc gauche russe vient de céder définitivement . La garde russe seule a pu bloquer l’avance de la vieille garde au centre et l’a même fait reculer tandis que Dokhtourov résiste toujours et sauve son artillerie pour le moment mais sa ligne de défense est traversée. Toute menace sur Eugène est maintenant écartée et les cosaques de Platov protègent la retraite de ce côté aidés par la cavalerie légère de Barclay de Tolly .

 

 

 

 

 

 

 

Epilogue

koutouzov

koutouzov

Koutouzov ordonne la retraite générale de l’armée russe qui court le risque d’être totalement enveloppée sur sa gauche . Sievers et Miloradowitch ont succombé du côté russe avec leurs corps respectifs ainsi que ceux de Borozdine , Baggowout et Toutchkov , Doktourov était sur le point de rompre lui aussi mais a tenu in extremis . Du côté français, il y a la disparition de Davout dont le corps a été entièrement perdu , celui de Nansouty était au bord de la rupture après la perte de tous ses cuirassiers (sa rupture aurait entraîné la fin de l’avantage français de ce côté ) et la cavalerie de la garde a été réduite de moitié. Eugène a eu des pertes moins importantes et sa résistance a sauvé l’aile gauche française durant toute la bataille . L’action de Poniatowski a été plus lente au début mais décisive ensuite une fois sa percée réalisée .

Eugène de Beauharnais

Eugène de Beauharnais

Mais ce sont les charges de Murat et Nansouty qui ont permis d’emporter la décision , malgré la résistance acharnée du VIIIe corps de Borozdine , avec la destruction de la gauche russe commandée par Bagration.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En images:

 

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2 Commentaires

  1. zapata86
    Publié le 3 décembre 2013 à 20:51 | Permalien

    Merci Patrick pour ce gros et bon travail, ça donne envie de rejouer du Napoléonien. Vivement la suite, ou plutôt sans doute ce qui précède…

  2. Patrick
    Publié le 3 décembre 2013 à 23:07 | Permalien

    Le premier compte rendu concernait la bataille de Mir en 1812 (cavalerie uniquement ) qui se déroule en une heure . Elle a été jouée plusieurs fois et le résultat n’a pas toujours été conforme à l’historique.
    Pour cette fois , il a été possible de réaliser une grande bataille de l’époque comme la Moskowa ,dans un temps de jeu acceptable et sans que ce soit trop compliqué à jouer et à deux seulement. J’envisage de faire des batailles plus réduites durant l’année ( Auerstaedt 1806 , Heilsberg 1807 , Sacile 1809 , Albuera 1811 , Krasnoie 1812 , Hanau 1813 et Ligny 1815 ) et durant l’été une bataille plus importante (Friedland 1807 ou Wagram 1809 ).On en reparlera . D’autres rencontres plus petites sont possibles et se déroulent sur deux ou trois heures ( Medina de Rio Seco 1808 , Vimeiro 1808, Kalisch 1813, Möckern 1813, Lindenau 1813, Plancenoit 1815 ) ou une heure comme Mir 1812( Campo Tenese 1806 , Maida 1806 ,Worgl 1809 , Alcaniz 1809 , Amarante 1809 ,Gebora 1811,Chiclana 1811 , Al Safra 1812 ,Eisdorf 1813,Blankenfeld 1813, Sehested 1813 ). Chaque évènement est assez bien expliqué sur Wikipedia , éventuellement en anglais si on ne trouve pas en français.