Bataille des Iles du Baobab, 09/11/1942.

Bataille des Iles du Baobab, 09/11/1942.

Deux escadres mettent le cap vers les Iles du Baobab dont la possession permettrait de bâtir des pistes fixes pour bombardiers permettant, ainsi, de déployer les porte-avions dans d’autres secteurs.

L’US Navy a dépêché dans le secteur les amiraux Mike O’Roth et Oliver Grim alors que son adversaire compte sur les amiraux Jege et Ono.

La flotte US comporte comme navires principaux le cuirassé Tennessee (BB43), le croiseur Salt Lake City (CA25), les croiseurs légers San Diego et Boise (CL53 & 47) et le destroyer Samuel B Roberts (DE413). Ils doivent protéger le Saratoga (CV3) et l’Enterprise (CV6) emportant 3 escadrilles de chasseurs Wildcats et 3 de bombardiers en piqué Dauntless. Les navires détachés de la 3ème flotte de l’IJN sont les cuirassés Nagato et Kongo, le croiseur lourd Nachi, le croiseur léger Oï et le destroyer Yukikaze qui escortent les porte-avions Shokaku et Junyo fraichement sorti de l’arsenal de Yokosuka. Ils peuvent lancer trois escadrilles de Zero et deux de torpilleurs Val.was1

Dès les premières lueurs du jour, les Catalina du Tennessee repèrent la flotte japonaise qui fait route à l’Est/Sud-est. Les équipages sont appelés aux postes de combat. Deux escadrilles de chasseurs et deux de bombardiers légers décollent et ont pour cible le Shokaku escorté du Oï. Les avions de la Navy arrivent avec le soleil dans le dos et surprennent les défenseurs. Une escadrille de Zero décolle du pont du Shokaku et du Junyo. La DCA ajuste ses tirs et plusieurs Dauntless sont obligé de rebrousser chemin. Les autres n’arrivent pas à ajuster le porte-avion principal. Par contre, le Oï subit des dégâts conséquents par des tirs précis de Wilcats. L’alerte a été chaude mais la chance semble sourire aux marins impériaux.

was2Les mécanos japonais s’activent dans les hangars pour préparer la vague de contrattaque. Les avions torpilleurs décollent avec une escadrille d’escorteurs Zeke. En suivant globalement le cap de la 1ère vague ennemie, les avions japonais tombent sur l’escadre américaine dans laquelle l’Enterprise est en train de se repositionner sur la gauche du dispositif. La chasse américaine décolle en urgence mais est rapidement prise en charge par les Zeros. Les torpilleurs arrivent à se faufiler sous le tir de la DCA au ras des vagues et larguent leur cargaison à portée efficace. L’Enterprise subit plusieurs coups au but. Plusieurs explosions internes se font entendre, l’équipage a à peine le temps d’évacuer alors que le navire sombre. C’est la consternation dans le camp américain et, bien sur, la liesse chez les marins nippons dès que la nouvelle se répand.

Mais les amiraux américains réagissent et vont donc s’en remettre à leur lourde artillerie : ils mettent le cap vers les Iles du Baobab en machine avant toute. Pendant ce temps, la flotte nippone qui semble lire la stratégie adverse et redresse le cap vers le nord-ouest. Le Saratoga subit aussi quelques torpillages qui ne font que quelques dégâts légers, la chasse ayant pris soin de dégager un peu les cieux. La confrontation finale a lieux dans le chenal entre les îles.

L’escadre américaine se scinde en deux, de part et d’autre de l’ile méridionale. Les navires de l’Empire se concentrent entre les deux iles. Du coup, Le Tennessee et le San Diego se retrouvent isolés sans le soutien des Salt Lake City, Boise et Samuel B Roberts.was3

La canonnade est terrible. Le Nachi prend plusieurs coups au but et commence à donner de la gite. L’ordre d’évacuer est donné. Le Kongo et le Yukikaze subissent plusieurs coups. Mais la réponse est cinglante : en quelques minutes le San Diego est accablé par plusieurs voies d’eau. Le Tennessee subit des dommages importants. La situation est compromise de manière irrémédiable, les navires de l’Oncle Sam, sans soutien aérien conséquent, rebroussent chemin afin de limiter les dégâts.

C’est une victoire japonaise payée chère ! BANZAÏ !

Cet article a été publié dans War at sea, WW2 avec les mots-clefs , , , . Bookmarker le permalien. Les commentaires et les trackbacks sont fermés.

2 Commentaires

  1. zapata86
    Publié le 15 novembre 2013 à 13:25 | Permalien

    Vu les qualité des tirs américains, il semblerait que des espions japonais voire des saboteurs se soient introduits chez les Gringos, parce sinon il n’y a pas d’explications rationnelles:(

    • Ono6
      Publié le 15 novembre 2013 à 18:24 | Permalien

      Technique japonaise puisée dans l’Art ancestral de l’Aïkido ! Utiliser la force adverse pour le contrer… (bon on s’en tire comme on peut et on se débrouille pour avoir l’initiative…)